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mercredi 10 décembre 2014

Sur le terrain médiatique aussi, pour défendre nos convictions

Le 8 décembre 2014 , l'invitée de Loïc Barrière sur Radio Orient (94.3)



Nicolas, Sarkozy, la nouvelle UMP, la parité, NKM, Valérie Pécresse, Edouard Balladur, Jean-François Copé, les municipales à Paris, le 15ème arrondissement, le diesel....

Je réponds sans langue de bois aux questions de Loïc Barrière dans son émission Puriel sur Radio Orient (94,3).

Le 5 décembre 2014, l'invitée de Jean-Marc Morandini sur Europe 1


Face à Danielle Simmonet, (Conseillère Front de Gauche) de Paris pour évoquer, en direct du village du Téléthon, la colère des Français.

samedi 3 mai 2014

Le dimanche 25 mai prochain, votez Lamassoure / Dati!

23 jours d'un scrutin capital pour la France, la campagne des élections européennes ne passionne malheureusement pas les foules. Certains partis politiques se contentent de développer la nécessité d'une "sanction" qui devrait être apportée au pouvoir en place, à l'inénarrable "Moi Président" qui, au fil des mois, montre le visage de l'incompétence à la tête de l'Etat.

Là n'est pourtant pas l'enjeu des élections européennes.

Pour ma génération qui n'a pas connu la guerre, l'Europe ne doit pas servir de bouc-émissaire à l'inefficacité des politiques nationales. 

Quatre enjeux majeurs sont aujourd'hui posés par ce scrutin du 25 mai.

À l'heure des tensions entre l'Ukraine et la Russie, l'Europe doit parler d'une seule voix sur la scène diplomatique et élaborer une stratégie commune de protection de ses peuples. Scrutin européen après scrutin européen, cette Europe de la Défense, que beaucoup appellent pourtant de leurs vœux, ne progresse que faiblement. Il faut retourner à l'esprit et la volonté des pères fondateurs qui projetaient l'idée d'une Europe de la paix. Par ailleurs, face à la montée des terrorismes, les Nations qui la composent ont une responsabilité majeure : celle de trouver une ligne commune de diplomatie et de défense afin de poursuivre cet idéal.

Le deuxième thème qui inquiète nos concitoyens est celui de la maîtrise des flux migratoires. Le Front national entretient les peurs en brandissant l'idée d'une Europe passoire. C'est pourtant la politique d'immigration de la France qui est seule responsable. La circulaire Valls a permis une régularisation massive des sans-papiers. Les reconduites à la frontière ont diminué d'un quart depuis l'arrivée de François Hollande au pouvoir. L'Europe peut être un acteur majeur de la maîtrise migratoire en redéfinissant ses priorités et en développant une coopération renforcée des États les plus actifs sur cette question.

Il est important que l'Europe devienne un bloc économique face à la Chine et aux États-Unis. C'est un objectif qui doit guider l'Europe des 27. Une harmonisation des politiques de l'emploi et de soutien à la compétitivité de nos entreprises doit être au cœur de l'action des députés français au Parlement européen. Par ailleurs, notre pays s'est engagé depuis deux ans dans une impasse en augmentant les prélèvements obligatoires de 50 milliards et en ne diminuant pas la dépense publique de manière efficace. Le pacte de responsabilité proposé par le gouvernement cette semaine n'est pas à la hauteur des enjeux. La France est devenue l'un des mauvais élèves de l'Europe avec un déficit public record. L'Europe, en maintenant des règles rigoureuses de saine gestion, permet à la France de ne pas sombrer à cause des décisions dramatiques du gouvernement socialiste.

Enfin, la politique énergétique et environnementale de l'Europe demeure une préoccupation majeure pour tous ceux qui ont à cœur la protection de la planète. L'Allemagne a fait le choix solitaire de la sortie du nucléaire, en augmentant sa production de charbon, ce qui a eu pour conséquence immédiate un pic d'émission de dioxyde de carbone. La transition énergétique ne peut être mise en œuvre au seul niveau des États. C'est une politique globale de promotion d'un mix énergétique que les partisans d'une Europe qui protège doivent réussir à mettre en œuvre.

À ce stade, la seule liste qui a pris en considération ces enjeux majeurs est celle conduite par Alain Lamassoure et Rachida Dati en Ile-de-France. Elle compte dans ses rangs des personnalités expérimentées comme Constance Le Grip députée sortante, mais aussi une nouvelle génération représentée par Geoffroy Didier.

J'apporte à ces candidats de l'UMP mon soutien, mon amitié et ma considération.

Géraldine POIRAULT-GAUVIN
Conseillère régionale d'Ile-de-France
Groupe Mouvement populaire

lundi 30 septembre 2013

Cécile Duflot doit choisir : partir ou se trahir

Communiqué de Pierre-Yves Bournazel, Geoffroy Didier et Géraldine Poirault-Gauvin, conseillers régionaux d’Ile-de-France

Cécile Duflot a accusé l’un de ses collègues du gouvernement d’être « allé au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain ». Une déclaration aussi grave ne saurait rester sans lendemain.

A moins de feindre totalement l’indignation et de se contenter une nouvelle fois de postures, Cécile Duflot devrait, en effet, avoir la décence de mettre en accord ses actes avec ses discours et de tirer ainsi les conséquences de son courroux. Si l’un des piliers du gouvernement auquel elle appartient met effectivement en danger le pacte républicain et puisque le président de la République dont elle dépend semble laisser une telle « violation » impunie, comment peut-elle rester inerte et accepter de poursuivre son action au sein d’une équipe qui aurait trahi ses fondamentaux ? Ne serait-ce pas là un profond mépris des quelque deux pour cent de voix qu’elle est censée incarner au sein de la majorité ?

Conformément à la règle selon laquelle « un ministre, ça ferme sa gueule ; si ça veut l’ouvrir, ça démissionne », Cécile Duflot a « ouvert sa gueule ». Elle se doit donc de démissionner. Par respect pour la parole publique. Par souci de cohérence politique. Et parce que la défense du « pacte républicain » vaut sans doute bien mieux qu’un maroquin.

jeudi 26 septembre 2013

Un naufrage nommé Duflot


Je vous laisse découvrir la tribune que je cosigne aujourd'hui avec mes collègues Pierre-Yves Bournazel et Geoffroy Didier dans les colonnes du site de l'Huffington Post.



Un naufrage nommé Duflot

Par Pierre-Yves Bournazel, Geoffroy Didier et Géraldine Poirault-Gauvin, conseillers régionaux d'Ile-de-France

Quinze mois seulement après l’élection de leur allié François Hollande, les Verts sont déconfits. Pascal Durand est limogé. Noel Mamère a démissionné. Nicolas Hulot s’est envolé. Eva Joly s’est évaporée. La raison est simple : les écologistes, désormais liquides, marinent dans le jus gouvernemental et n’ont aucunement l’intention de le quitter. Cynisme et clanisme sont plus que jamais les mamelles de l’écologie politique. Et ce naufrage a une responsable bien identifiée : Cécile Duflot, celle par qui les postures et impostures arrivent.

Que ce soit à travers son parcours politique, son bilan à la Région d’Ile-de-France ou son maroquin ministériel, Cécile Duflot s’est très vite révélée une experte en arrangements et renoncements.

Son parcours politique aurait déjà dû nous mettre la puce à l’oreille, tant le décalage entre l’image moderne qu’elle prétend renvoyer et la vieille politique qu’elle pratique en réalité est à la fois permanent et indécent.

De la « nouvelle politique », vous dit-on ? Cécile Duflot a pourtant bel et bien souhaité être parachutée comme députée à Paris en 2012, évinçant une élue de proximité ancrée sur son territoire et qui a dû lâcher prise devant l’un de ces accords politiciens dont Madame Duflot a manifestement le secret.

De la « nouvelle politique », vous dit-on encore ? Cécile Duflot, apôtre du non-cumul des mandats devant les caméras, n’a sans doute pas trouvé le temps de se l’appliquer à elle-même. Comme au bon vieux temps, elle s’accorde le don d’ubiquité qui lui permet d’être à la fois députée de Paris et… conseillère municipale de Villeneuve-Saint-Georges dans le Val-de-Marne ! C’est donc bien la même Cécile Duflot qui côté jardin, ose déclarer que le non-cumul doit s’appliquer à tous dès 2014 mais qui, côté arrière-cour, est à la fois élue de Paris et du Val-de-Marne…

De la « nouvelle politique », vous dit-on toujours ? Alors que le gouvernement veut faire croire à l’exemplarité de ses ministres, c’est encore Cécile Duflot qui, il y a quelques semaines, mélangeait allègrement les genres en recevant en grande pompe tous les responsables de son parti politique sous les lambris de la République. C’est toujours elle qui, s’affichant à vélo pour mettre en scène sa simplicité prétendue, cache dans la cour de son ministère un parc automobile de voitures de fonction polluantes et bruyantes.

Les faits sont là : accordant bien plus d’importance aux dorures qu’aux idéaux, Cécile Duflot et son clan démontrent chaque jour aux Français leur cynisme absolu. Les Verts sont anticléricaux, antimilitaristes, antinucléaires… ? Les antis sont surtout des nantis. Et les révoltés de l’écosystème des profiteurs du système.

Le bilan de Cécile Duflot comme ancienne présidente du groupe des Verts à la Région d’Ile-de-France ne fait malheureusement que confirmer ce décalage permanent entre les discours de vertu et la réalité des actes.

Subventions indécentes, trains de vie somptuaires, contrats de travail hasardeux, gâchis publics… Quasiment chaque semaine, les Franciliens découvrent une nouvelle gabegie de la majorité rose-rouge-verte de la Région d’Ile-de-France présidée depuis 1998 par Jean-Paul Huchon et longtemps dirigée avec Cécile Duflot qui y a négocié pas moins de cinq postes de vice-présidents pour ses amis.

C’est le groupe de Cécile Duflot qui a ainsi accepté l’acquisition scandaleuse d’un hôtel particulier de près de 20 millions d’euros financée par les impôts des Franciliens pour y loger des bureaux de vice-présidents ! C’est le groupe de Cécile Duflot qui a aussi permis que la Région loue une plage privée au festival de Cannes aux frais du contribuable.

Mais c’est bien devant les 11 millions de Franciliens que Cécile Duflot et ses amis devront s’expliquer en 2015 pour avoir voté et toléré de tels agissements qui mettent à mal l’image de la première Région de France.

Les premiers pas de Cécile Duflot au gouvernement ne sont, enfin, guère plus enthousiasmants. Elle sait qu’elle doit sa place à un renoncement de taille : l’échange des circonscriptions contre des centrales nucléaires auxquels les Français ont assisté durant la campagne présidentielle, comme si l’action publique pouvait se résumer à des trocs électoraux.

Après l’échec d’un texte de loi retoqué par le Conseil constitutionnel pour amateurisme, Cécile Duflot passe surtout son temps à communiquer sur des sujets tels que la dépénalisation du cannabis ou le « verdissement » de la fiscalité. Elle fait toujours semblant d’exiger et de se révolter, mais ne croit pas utile d’afficher sa solidarité lorsque sa collègue Delphine Batho est écartée du gouvernement pour avoir conservé ses idéaux.

Dans le Val-de-Marne, à Paris, au Conseil régional d’Ile-de-France comme dans son ministère, Cécile Duflot apparait ainsi chaque jour davantage comme une adepte des vieilles pratiques dont les Français ne veulent plus. La vérité apparait doucement, mais surement : de Huchon à Hollande, c’est aujourd’hui l’histoire d’un naufrage Duflot.

Alors, nous, élus de la nouvelle génération, appelons Madame Duflot à mettre un terme à ses postures. Nous lui disons tout simplement : en plus de taxer les particules de carbone, tachez aussi d’émettre quelques atomes de sincérité dans l’action publique !

samedi 15 juin 2013

Non à la violence sportive, non à la violence tout court!



Communiqué de la DROITE FORTE, premier mouvement de l'UMP,
signé par Guillaume Peltier, vice-président de l'UMP, Geoffroy Didier et Camille Bedin, secrétaires généraux adjoints de l'UMP, Pierre Charon, Sénateur, Edouard Courtial, Patrick Labaune, Olivier Marleix et Jean-Charles Taugourdeau, députés et cofondateurs de la Droite forte, Géraldine Poirault-Gauvin, conseillère de Paris et conseillère régionale d'Ile-de-France - Samedi 15 juin 2013

Vidéo en "une" du Parisien: ça suffit!

Le document vidéo présenté en "une" du Parisien ce matin qui montre une guérilla sur un terrain de foot lors d'un match amateur dans le Val-de-Marne choque les Français.

Cette vidéo n'a malheureusement rien d'exceptionnel: elle est le triste reflet d'une réalité extrêmement violente qui gangrène les banlieues françaises, de nombreuses villes de province et même désormais quelques quartiers de Paris. Cette vidéo n'est pas celle de "jeunes" qui sont filmés, mais bien de voyous qui n'incarnent en rien la jeunesse de France.

Cette vidéo n'est pas celle d'une manifestation sportive, mais bien de délinquants qui envahissent des terrains, méprisent le sport, violent ses règles et affrontent les lois de la République. Chaque quartier sensible est condamné par quelques dizaines de délinquants qui profitent de n'importe quel événement -sportif ou non- pour dicter leurs propres lois et violer celles de la République dans un sentiment de totale impunité.

Cette vidéo est malheureusement aussi le signe que certains, au mépris de tous ceux qui respectent nos règles, ont échoué dans l'intégration. Elle est aussi le résultat de la ghettoïsation anti-républicaine menée par une gauche laxiste, clientéliste, communautariste et dogmatique. Christiane Taubira va-t-elle encore excuser de tels actes? Manuel Valls va-t-il encore se défausser sur un sport qui serait "malade"?

Pour contrer cette dérive au plus vite, la Droite forte propose très concrètement que ces voyous soient sanctionnés avec la plus grande sévérité.

1. Nous demandons l'interdiction des terrains sportifs pour 5 ans à toute personne qui commet un acte violent lors d'une rencontre sportive.

2. Conscients que le football n'est qu'une occasion de plus pour commettre des actes violents, nous demandons à Christiane Taubira et à Manuel Valls d'assumer enfin leurs responsabilités et de réhabiliter immédiatement la valeur de l'exemple plutôt que de se réfugier dans la culture de l'excuse (suppressions programmées des tribunaux correctionnels pour mineurs, des peines planchers..). Les délinquants qui commettent ce type de violences doivent être jugés en comparution immédiate et condamnés à des peines de résidence dans des centres fermés de rééducation à encadrement civil et militaire où ils commettront des travaux d'intérêt général et apprendront enfin le respect le plus élémentaire de l'autre et de la République.

Pour que les voyous qui crachent sur les lois de la République soient mis hors d'état de nuire, la Droite forte appelle ainsi le gouvernement à mettre en place sans délai des sanctions adaptées, immédiates et exemplaires. Comme porte-parole des Français honnêtes et paisibles, nous disons: ça suffit!

lundi 3 décembre 2012

Duflot doit réquisitionner le palais HUCHON

Communiqué de
Pierre-Yves BOURNAZEL, Geoffroy DIDIER et Géraldine POIRAULT-GAUVIN
Conseillers régionaux d’Ile-de-France, Secrétaires nationaux de l’UMP

"Nous demandons solennellement à Cécile DUFLOT de réquisitionner le Palais sous-utilisé de la région d’Ile-de-France afin d’y loger immédiatement des sans-abri!"




La ministre du Logement, Cécile DUFLOT, a appelé ce matin les personnes morales, comme les entreprises et même l’Eglise, à « un choc de solidarité » afin que des bâtiments non utilisés ou « quasi vides » soient mis à disposition pour y loger des sans-abri.

Conscients comme elle de cette urgence nationale, nous demandons solennellement à Cécile DUFLOT de faire preuve de mémoire et de mettre en conformité sa parole et ses actes. Nous rappelons qu’au Conseil régional d’Ile-de-France, le groupe Europe Ecologie les Verts alors présidé par Cécile DUFLOT a, au mois de février dernier, accepté que l’exécutif de la région acquière un hôtel particulier de près de 20 millions d’euros à Saint-Germain-des-Prés… afin d’y loger luxueusement des bureaux de vice-présidents.

Ce véritable palais, que la Région socialiste a acheté à l’Etat, est aujourd’hui sous-utilisé, c’est-à-dire, pour reprendre les termes de Cécile DUFLOT, « quasi vide ».  Pourquoi alors ne pas le réquisitionner afin d’y héberger des sans-abri ? Charité bien ordonnée commence par soi-même…

Hébergement d’urgence ou dépenses somptuaires ? Coup de com’ d’un jour ou véritable politique sincère ? Les écologistes et les socialistes doivent choisir. Car il apparait jusqu’ici que le gouvernement de Jean-Marc AYRAULT, auquel appartient Cécile DUFLOT, n’a qu’une seule religion : le double langage.

vendredi 2 novembre 2012

Huchon : Gaspi le Magnique!

Je vous laisse découvrir le dossier paru dans le revue Challenges de cette semaine sur les gaspillages de la Région Ile-de-France.
Avec mes collègues Pierre-Yves Bournazel et  Geoffroy Didier, nous ne cessons d'alerter les Franciliens sur le train de vie scandaleux de la première région de France. En kiosque...





jeudi 27 septembre 2012

Notre lettre à la Commission Jospin


Pierre-Yves BOURNAZEL, Geoffroy DIDIER, Géraldine POIRAULT-GAUVIN
Conseillers régionaux d’Ile de France
Conseil régional d’Ile de France
33, rue Barbet de Jouy
75007 Paris

Jeudi 27 septembre 2012

Monsieur Lionel JOSPIN
Président de la commission de rénovation et de déontologie de la vie publique
Services du Premier ministre
57 rue de Varenne
75007 Paris  
                                                                                                                      
 
Monsieur le Premier ministre,

Le Président de la République vous a chargé d’émettre, d’ici au mois de novembre, des observations et des propositions visant à donner « un nouvel élan (…) à la démocratie » et à imposer aux responsables publics « un fonctionnement exemplaire des institutions ».

Dans cet esprit, et souhaitant accompagner cette démarche comme élus du peuple,  nous avons l’honneur de vous soumettre le cas du président de la région d’Ile de France, Monsieur Jean-Paul Huchon. 

Depuis plusieurs mois, nous observons, en effet, que la presse relate très régulièrement des agissements de l’exécutif francilien peu conformes à l’exemplarité que vous appelez de vos vœux. L’achat d’un hôtel particulier à Saint-Germain-des-Prés, le quartier le plus huppé et cher de la capitale, pour 20 millions d’euros afin d’y loger luxueusement ses vice-présidents ; la location d’une plage privée lors du festival de Cannes aux frais du contribuable ; l’envoi d’une délégation d’élus en villégiature aux jeux olympiques de Londres avec un diner facturé à 17 000 euros aux Franciliens ; un bond des dépenses de fonctionnement et un boom du nombre d’agents (« 1000 de plus en 14 ans ») selon un nouveau rapport… A un moment où chacun a compris que la crise nous obligeait à revoir nos comportements, voici, Monsieur le Premier ministre, autant de bévues qui sont devenues insupportables aux yeux de nos concitoyens.

De tels faits viennent s’ajouter au lourd passif judiciaire déjà connu de Monsieur Jean-Paul Huchon. Est-il encore nécessaire de vous rappeler que ce dernier a été, en 2008, condamné définitivement par la cour d’appel de Paris pour prise illégale d'intérêt pour avoir favorisé une société de communication dans laquelle travaillait son épouse dans le cadre d’un marché public ?

Est-il encore besoin de vous rappeler que Monsieur Jean-Paul Huchon a été une nouvelle fois condamné, cette fois par le Conseil d’Etat, en 2011, pour avoir utilisé les moyens de la région, c’est-à-dire l’argent public, afin de financer sa campagne électorale ?

La Président de la République a promis aux Français une République « exemplaire ». Il a toujours spécifié qu’il ne s’entourerait pas de personnes ayant été condamnées par la justice et qu’il ne tolèrerait aucun écart durant son quinquennat. Il a notamment promis de rendre inéligible pendant 10 ans tout élu condamné pour des faits de corruption. Pensez-vous qu’il trouverait « exemplaire » que la première collectivité de France soit toujours dirigée par une personne deux fois lourdement condamnée par la justice ?

Connaissant votre rectitude et sachant par avance à quel point vous serez sensible à notre démarche citoyenne, nous saisissons, par conséquent, votre commission afin de lui soumettre le cas de Monsieur Jean-Paul Huchon. Nous serions heureux d’y être auditionnés afin de vous proposer de suggérer, dans votre rapport final au Président de la République, la démission de Monsieur Jean-Paul Huchon de l’exécutif socialiste de la région d’Ile de France.

Vous avez là une occasion unique, Monsieur le Premier ministre, de démontrer aux Français que la commission que vous présidez fait œuvre utile et répond concrètement à leurs préoccupations légitimes.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, à l’assurance de notre haute considération.


                    Pierre-Yves BOURNAZEL, Geoffroy DIDIER, Géraldine POIRAULT-GAUVIN