mercredi 18 mai 2011

Vive le vélo à Paris!




Hier au Conseil de Paris, nous avons adopté le programme 2011 des aménagements cyclables à Paris cofinancés par la région Ile-de-France.

Ce programme prévoit notamment la création d'un contresens cyclable rue de Lourmel dans le 15ème arrondissement.

En totale cohérence avec ma position lors du conseil d'arrondissement du 15ème il y a dix jours, avec mes collègues Pierre-Yves Bournazel, Laurence Dreyfuss et David Alphand, j'ai voté POUR ce programme parisien, contrairement à mon groupe qui s'est abstenu :-(.

Une droite moderne, c'est une droite qui sait tirer les leçons des scrutins, écouter les attentes des Parisiens. Bertrand Delanoë a gagné les élections municipales en 2008 aussi grâce au succès de Vélib.

Aujourd'hui, alors que des milliers de cyclistes occasionnels se retrouvent au beau milieu de la circulation automobile, il faut impérativement sécuriser leurs déplacements et proposer des aménagements pratiques, intelligents et raisonnables.

En juin 2010, le Conseil de Paris avait adopté le plan Vélo à l'unanimité. Grâce aux efforts des exécutifs de droite et de gauche, le réseau cyclable parisien comptera 800 km d'aménagements en 2020.
55% de ce réseau sera à mettre au crédit de la droite (256 km sous les mandatures Chirac/ Tibéri et 185 km de contresens cyclables résultant du Décret du Premier ministre du 30 juillet 2008). Il faut donc cesser de propager la légende selon laquelle la droite serait opposée à la pratique du Vélo en ville et notamment à Paris.

Sur l'aménagement en contresens de la rue Lourmel que j'approuve dans sa globalité, j'ai néanmoins regretté :
-l'absence totale de concertation des riverains, commerçants et Conseils de quartier
-la dangerosité des croisements bus/ cyclistes
-un aménagement du stationnement en lincoln devant le 92 rue de Lourmel qui ne me semble pas justifié.

J'ai demandé à Annick LEPETIT qu'une réelle concertation soit organisée sur ce projet, notamment auprès des Conseils de quartier.

J'ai profité de ce débat pour déposer un voeu demandant que soit communiquée l'étude technique sur le projet "Harmonie" que j'ai défendu pour le 15ème avec le Maire et son équipe.

Pour mémoire, il s'agit d'un réseau de bandes cyclables sur chaussée reliant, tel un fil d'Ariane, les principaux pôles de l'arrondissement.

La gauche avait méprisé nos propositions, tout comme une association de militants cyclistes du 15ème "Vélo 15 et 7", alors qu'"Harmonie"avait reçu un bon accueil des habitants avec un rendu positif de la concertation que nous avions menée à l'automne 2010.

Mme LEPETIT n'a pas jugé utile de nous communiquer le moindre document, adoptant malheureusement une attitude politicienne vis à vis d'une proposition de l'opposition.

Extrêment motivée, je vais continuer à plaider pour que ce réseau Harmonie continue de prospérer et qu'il ne subisse pas le classement vertical que l'exécutif parisien entend lui réserver.

A droite aussi, on aime les cyclistes et on assume!

mardi 5 avril 2011

Un parti qui ne débat plus est un parti en déclin


Un parti qui ne débat plus est un parti en déclin.

De retour sur la scène politique, après un congé maternité de quelques semaines, je souhaite clairement apporter mon soutien à Jean-François Copé qui a eu le courage de maintenir aujourd'hui le débat sur la laïcité à l'UMP.

Qui sont tous ces gens, de Jean-Marc Ayrault à Dominique de Villepin, en passant par François Bayrou et toute la caste du "politiquement correct" pour critiquer l'UMP, pour empêcher un parti politique de réfléchir et de proposer? Ils ne connaissent pas nos concitoyens qui s'interrogent et qui attendent de leurs représentants d'aborder tous les sujets. Il faut sortir de temps en temps du confort des palais républicains, des salons de l'Assemblée nationale et du Sénat ou des bureaux de la rue de Solférino.

Oui les Français nous parlent du pouvoir d'achat, de leurs problèmes de logement, de crèches, du prix du gaz et de l'électricité... Mais le gouvernement travaille déjà sur tous ces dossiers et tente de faire les réformes qui permettront de retrouver la croissance, après la crise économique qui a frappé le monde en 2008. Mais nos concitoyens nous parlent aussi de leurs droits, de leurs libertés individuelles, de leurs devoirs et des valeurs de la République.

A qui profite la montée du FN? A toute la gauche d'abord, aux aigris qui font de l'antisarkozysme leur fonds de commerce, à tous les animateurs de talk-show qui invitent Marine Le Pen sur leur plateau...! Pas à l'UMP!

Il ne doit pas y avoir de sujet tabou en France. Cessons d'avoir peur de tout! Que tous ceux qui, à l'UMP, boycottent ce débat cet après-midi, alors qu'ils sont en responsabilités, s'interrogent sur le sens de leur engagement politique!
Malheureusement, je ne pourrai pas y assister : Panne de nounou!
Mais je le dis : je suis très fière d'être adhérente et élue de l'UMP aujourd'hui!

lundi 13 décembre 2010

M. Delanoë mène une politique de logement social à pure fin électoraliste


L’hebdomadaire Le Point titrait cette semaine : « Paris coule-t-il ? Les dossiers noirs de l’ère Delanoë ». Le logement était au nombre de ces dossiers.

Jamais Paris ne coulera fidèle à sa devise : « Fluctuat nec mergitur ».

En revanche, votre pari hasardeux est bien perdu, Monsieur le Maire, comme nous le montre ce budget pour 2011.

En matière de logement, les fondations de votre politique ne sont pas saines, et le mirage Delanoë s’effondre tel un château de cartes !

Dans LE SECTEUR du LOGEMENT SOCIAL, je voudrais m’arrêter sur trois points caractéristiques de votre politique, Monsieur le Maire !

D’abord, vous menez une politique de logement social à pure fin électoraliste !

Pur électoralisme car vous pratiquez une politique d’affichage, une politique du chiffre, cela a été dit : le financement de 40 000 logements sociaux sous la mandature ne peut être considéré comme la création nette de 40 000 logements supplémentaires dans Paris. Vous vous donnez sans doute bonne conscience alors qu’une politique sincère intégrerait que l’effort doit être concentré sur la CONSTRUCTION et non le CONVENTIONNEMENT.

Pur électoralisme car vous n’investissez pas les arrondissements impossibles à reconquérir par la gauche (6ème : 2,5% SRU ; 7ème : 1,3 % SRU ; 16eme : 2,5%), ni dans les arrondissements que vous considérez acquis à la gauche et qui ont pourtant des pourcentages très éloignés des prescriptions de la loi SRU (9ème : 4,1% ; 10ème : 10,6% ; 11ème : 10,9%).

Et comme par hasard vous concentrez vos efforts dans les arrondissements que vous entendez faire basculer à gauche : le 17ème (10, 4%) et le 15ème (14,2%).

Vous accusez régulièrement certains maires de droite (6ème, 7ème, et 16ème) de vouloir faire obstacle au logement social, vous tenez un discours hypocrite car chacun sait que le maire d’arrondissement n’a pas vraiment son mot à dire sur les programmes sociaux décidés par la mairie centrale dans son arrondissement.

La mairie centrale décide de tout et IMPOSE si elle ne recueille pas le consensus.

C’est donc elle qui refuse d’investir dans le 16 ou le 7ème. Elle affirme que c’est au motif que les prix sont trop élevés. Baliverne ! Les prix du foncier et de l’immobilier ne sont pas différents dans le 15ème et le 17ème. Elle n’investit pas dans les arrondissements qu’elle a peu de chance de reconquérir.

Pur électoralisme car au nom de la mixité sociale, vous devriez demander à un certain nombre d’arrondissement tenus par vos amis de faire un effort : 2eme : 3,4% ; 3ème : 5,3% ; 4ème : 8,1%. Seule la mairie centrale peut le décider ! Quand on prétend donner des leçons à la droite, Monsieur le Maire, il faut être exemplaire !

# Ensuite, toujours dans le parc social, vous êtes responsable de l’INSUFFISANCE voire de l’absence d’ENTRETIEN des logements sociaux.

Dans les parties communes, c’est la politique de la RUSTINE (réhabilitation/ requalification / rénovation….) problème d’ascenseurs / éclairage / pas de Vidéosurveillance / intervention insuffisante du GPIS dont le périmètre d’intervention devrait être plus étendu. Aucun investissement.

# Enfin, nous dénonçons une mobilité et un PARCOURS résidentiel en panne

L’insuffisance d’offre nouvelle de logement influe directement sur l’équilibre du marché, l’ajustement des prix et des loyers et leur conséquence sur le taux d’effort des ménages. Cela se traduit par l’allongement de la période d’occupation moyenne des logements HLM (en Idf : passe de 8 ans à 13 ans entre 1984 et 2006) ce qui a aussi pour conséquence de prolonger la période d’attente d’un nombre important de demandeurs.

Je voudrais évoquer le scandale du blocage des échanges pratiqué par certains bailleurs. De plus en plus de locataires nous font part dans nos permanences de leurs difficultés à échanger leur appartement en fonction de l’évolution de la taille du foyer. Les refus des bailleurs sont incompréhensibles quand il y a la volonté d’échanger de grands appartements contre de plus petits. Quand on sait la rareté des F4 et de F5, traiter un échange en 3 ou 4 ans est proprement scandaleux. Il ne peut y avoir ajustement entre taille des ménages et taille des logements à cause de cette mauvaise gestion.

Cette panne de la mobilité révèle l’absence d’un vrai parcours résidentiel qui devrait être proposé aux Parisiens, notamment grâce à l’accession sociale à la propriété.

Donner accès aux Parisiens à un logement social, c’est bien, les en faire sortir c’est mieux. Les mécanismes de transition sont minces, voire inexistants.

SUR L’ACCESSION SOCIALE à la PROPRIETE

Nous disons clairement que vous pouvez mieux faire en suivant notamment le chemin tracé par le gouvernement.

Vous consacrez 3% du budget logement à l’accession sociale à la propriété.

Vous faites le contraire du gouvernement qui a choisi de soutenir massivement les classes moyennes en mettant en place un Prêt à taux zéro +au premier janvier 2011 qui n’est plus soumis à des conditions de ressources et permet aux primo-accédant de bénéficier de montant de prêts largement supérieurs aux montants actuels.

Vous persistez en conditionnant votre Prêt Paris logement 0% à un plafond de ressources. S’il ne l’était pas, un cumul serait possible pour tous entre le dispositif gouvernemental et le dispositif de la Ville. C’est la raison pour laquelle le groupe UMPPA a déposé un vœu invitant la Ville de Paris à aligner son dispositif d’accession à la propriété sur celui, plus avantageux du gouvernement !

Le bleu logement de ce budget, c’est donc :

-beaucoup d’esbroufe et de poudre aux yeux,
-une once de mauvaise foi,
-et surtout une absence de crédibilité sur les objectifs que vous annoncez.

mercredi 8 décembre 2010

Le Syndicat des Transports d'Ile-de-France (STIF) présidé par M. HUCHON mène les usagers et les élus en bateau!


Investissement en baisse de 15 % et tarifs en hausse de 2,7%.

Alors que chaque jour, plus d’un million de voyageurs empruntent, dans des conditions insupportables, les RER C et D et que la SNCF et RFF (Réseau Ferré de France) sont prêts à engager la rénovation de ces deux lignes, le STIF bloque toujours.

Pour dénoncer l’immobilisme du syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF), le manque de concertation et d’information des élus ainsi que l’absence d’investissements, une manifestation, à l’initiative de Valérie Pécresse, Chantal Jouanno et des élus du groupe Majorité présidentielle, a été organisée ce matin devant le STIF.

Plus d’une centaine de personnes dont de nombreux élus franciliens, parmi lesquels les représentants des deux associations « Les élus du RER C » et « Les élus de la ligne D du RER », étaient présents à cette manifestation pour rappeler l’urgence de la situation.

Une délégation a été reçue par Jean-Vincent Placé. Pour le vice-président du STIF, répondre aux besoins et attentes des usagers à court terme c’est, au mieux, proposer un début de solution dans un délai de sept à huit ans, soit pas avant 2018 !

Cette réponse est d’autant plus inacceptable que les élus ne cessent depuis 2003 de réclamer la rénovation urgente de ces lignes et que le STIF vient de voter un budget 2011 incompréhensible avec des investissements en baisse de 73 millions d'euros (soit – 15% par rapport à 2010).

Parallèlement à cette décision et contre l'avis du groupe Majorité présidentielle, le STIF a adopté son budget 2011 en intégrant une augmentation de 2,7% en moyenne des tarifs qui entrera en vigueur le 1er juillet prochain. Il en sera de même pour la carte Imagine'R pour les jeunes sur l’année scolaire 2011-2012.

Les élus du groupe Majorité présidentielle déplorent la politique menée par le syndicat qui au lieu d'investir au profit de l'amélioration de l'offre et de la qualité de service aux usagers, préfère augmenter de 17% (2,6 millions d'euros) en 2011 les dépenses de personnel.

Photo avec Chantal Jouanno, Ministre des Sports et Laurent Racapé, Délégué de la 12ème circonscription, devant le siège du STIF ce 8 décembre 2010.

vendredi 19 novembre 2010

Congratulations Mister Président!

Hier soir s'est tenu le comité départemental de la Fédération UMP de Paris réunissant tous les cadres des circonscriptions parisiennes désignés lors des dernières élections internes.

Le but de cette rencontre était de procéder à l'élection du Président de la première fédération de France de notre mouvement politique dont la direction vient être confiée à Jean-François Copé au niveau national. Trois candidats se sont présentés : Olivier Badelon, Philippe Goujon et Dominique Hamdad-Vitré.

L'enjeu est capital puisque le calendrier électoral est très chargé dans les 3 prochaines années : élections sénatoriales en septembre 2011, élections présidentielle et législatives en 2012 (Paris n'étant pas concernée par les élections cantonales).

Philippe GOUJON a été brillamment réélu avec plus de 79% des voix.
Depuis longtemps, je connais ses nombreuses qualités qui lui permettront d'accomplir cette mission avec succès. Il peut compter sur mon soutien, mon aide et mon amitié pour préparer ces rendez-vous essentiels pour notre pays.

Congratulations Mister Président!

mardi 16 novembre 2010

Que s'est-il passé au Conseil de Paris ?


Les journées sont longues au Conseil de Paris... Dur... dur d'être minoritaires!

L'exécutif parisien rejette systématiquement les vœux et les propositions de l'opposition;
M. Delanoë, tel Narcisse, s'auto-congratule et rejette toute responsabilité pour les dysfonctionnements de sa gestion sur ses prédécesseurs. Pourtant il est au pouvoir depuis près de 10 ans !
L'opposition ne lâche rien, mais la moisson est toujours très maigre!

Je suis intervenue à de nombreuses reprises sur des sujets de proximité :

- pour demander une communication accrue de nos concitoyens sur les contresens cyclables qui fleurissent dans nos quartiers (voeu cosigné en conseil d'arrondissement avec ma collègue Anne-Charlotte Buffeteau, Adjoint au Maire du 15ème)

- pour rendre hommage à l'association Jeunes Insertion 15 présidée par Amirouche Ait Djoudi qui effectue un travail formidable dans le 15ème

- pour me réjouir de l'installation d'une antenne de la mission locale Paris d'Avenir à Beaugrenelle au service de l'emploi des jeunes

- pour réclamer la prise en compte par la Mairie de Paris des préoccupations des riverains du programme social dans le secteur Lourmel-église (15ème)

- et pour demander au Maire de Paris un bilan précis de la création d'emplois sur le chantier du centre commercial Beaugrenelle (15ème)

Malheureusement, je n'ai pas pu m'exprimer sur le Plan Local de l'Habitat comme je l'avais fait lors du Conseil d'arrondissement du 15ème. Les orateurs de mon groupe étaient trop nombreux. Mais je vais prochainement revenir sur ce sujet pour faire des propositions sur le logement social.

Parmi les dossiers parisiens de premier plan, le projet des Halles a franchi une nouvelle étape malgré notre opposition sur le protocole conclu entre la Ville de Paris et Unibail.

Philippe Goujon, Député-Maire du 15ème, a plaidé en faveur de pouvoirs et de moyens accrus pour les mairies d'arrondissement.

Enfin, le Maire de Paris a été mis en difficulté sur le recrutement et la rémunération de ses directeurs par le Président de la Mission d'information et d'Evaluation Alain Destrem, Conseiller de Paris UMP du 15ème. La Cour régionale des Comptes avait épinglé sa gestion dès septembre. Mes collègues Pierre-Yves Bournazel et David Alphand se sont d'ailleurs montrés très offensifs sur ce sujet. M. Delanoë n'était pas à la fête.

Des heures de débats, des échanges plus ou moins courtois, quelques avancées... Ce soir, j'ai le sentiment du devoir accompli au service des Parisiens!

jeudi 4 novembre 2010

Le numéro 2 est sorti!!!

Le deuxième numéro de mon Carnet de bord est sorti!

Vous pouvez le télécharger en cliquant sur ce flyer :

Au sommaire :
-Berges de la Seine, courage ... coulons!
-M. Huchon : petite vitesse et grande lenteur sur l'urgence écologique en Ile-de-France
-le débat public sur le réseau de transport en Ile-de-France
-les salles de shoot à Paris

Mes invités : Chantal JOUANNO, Secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Conseillère régionale
Philippe GOUJON, Député Maire du 15ème

Bonne lecture!

mardi 19 octobre 2010

Deux jours de débats au Conseil de Paris

Le Conseil de Paris s'achève après deux jours intenses d'examen de délibérations importantes.

Nous retiendrons notamment les débats sur les orientations budgétaires de 2011, l'expérimentation des salles de shoot dans la capitale et le projet des Halles.

Pour le 15ème, j'ai déposé deux voeux avec Philippe Goujon et mes collègues de l'arrondissement : le premier sur les nuisances dont sont victimes les riverains des pelouses de l'avenue de Breteuil et le second, sur le réaménagement du quartier Bargue-Procession qui en a bien besoin. Le marché Cervantès est dans un état catastrophique. Les commerçants nous le disent chaque semaine.

Nous retiendrons l'agressivité de M. Le Guen concernant notre opposition à l'installation de salles de shoot dans la capitale. Alors que le Maire de Paris s'est montré plutôt ouvert et à l'écoute de toutes les positions, son Adjoint chargé de la Santé est monté sur ses grands chevaux, caricaturant les positions de l'UMP.

Il n'aura échappé à personne que M. Le Guen a ainsi lancé la primaire socialiste pour la succession de Bertrand Delanoë à la Mairie de Paris. Cette bataille l'oppose à Anne Hidalgo, désignée par l'actuel maire comme son successeur.

Ca va tanguer lors des prochaines séances du Conseil de Paris ! A suivre...

mardi 5 octobre 2010

Crue centenale : danger pour les tours du Front de Seine


Lors du dernier Conseil de Paris, j'ai profité des observations rendues par la Chambre Régionale des Comptes pour appeler une nouvelle fois l'attention de mes collègues parisiens sur les risques encourus pour les installations électriques des tours du Front de Seine en cas de crue de la Seine.

Une fois de plus, j'ai eu le sentiment de prêcher dans un désert!
Le Maire de Paris ne pourra pas dire "je ne savais pas" si une inondation se produit un jour!

Je ne baisse pas les bras et continuerai à porter ce dossier avec le Maire du 15ème. Les habitants de ce quartier peuvent compter sur moi!

Voici le texte de mon intervention :

Monsieur le Maire, mes Chers Collègues,

Quels sont les enseignements et les rappels de ce rapport de la Chambre régionale des comptes ?

Premièrement, l’activité d’acheminement de l’électricité jusqu’aux consommateurs est placée sous le contrôle des collectivités locales organisatrices du service de la distribution. La Ville de Paris ne déroge pas à la règle.

Deuxième enseignement, la prise en charge des travaux de premier établissement et de renouvellement des matériels et outillages nécessaires au service de distribution, les extensions, les modernisations des installations nécessaires sont à la charge d'E.R.D.F., mais deviennent la propriété de la Ville de Paris. L’article 2 du traité de concession est très clair.

Troisième enseignement, au sein de la Ville, c'est la D.V.D. (Direction de la Voirie et des Déplacements) qui a pour mission de contrôler les concessionnaires de distribution d'énergie.

A la lumière de ces trois éléments légaux, réglementaires et conventionnels, permettez-moi de vous interpeller à nouveau sur un problème que j’ai maintes fois évoqué dans cet hémicycle : la question de la mise hors d’eau des installations électriques qui alimentent les tours du Front de Seine dans le 15e arrondissement. En cas de crue centennale de la Seine, les 14 tours de logements seront totalement paralysées, puisqu'elles ne seront plus alimentées en électricité ; les ascenseurs seront bloqués, les groupes électrogènes ne pourront plus assurer la transition que sur un délai très limité et, surtout, toutes les installations existantes seront immergées et donc à remplacer intégralement.

En cas d'inondation, les populations dépendront du maintien de la distribution électrique pour faire fonctionner tous les appareils vitaux de leurs tours, ces organes indispensables pour acheminer les secours.

Les groupes électrogènes sont implantés actuellement dans des locaux qui appartiennent à la SemPariSeine , ex-SEMEA 15, qui ne bénéficient d'aucune protection spéciale en cas d'inondation.

Que comptent faire la SemPariSeine et la Ville ? Attendre, toujours attendre, que la catastrophe se produise ?

Il revient à E.R.D.F., le concessionnaire, de renouveler et de sécuriser son réseau d'alimentation des postes de distribution publique situés au bas de chaque tour, sans émettre des conditions inacceptables pour les copropriétaires. Au nom du principe de précaution qui doit prévaloir dans ce dossier, il faut sortir du chantage fait aux conseils syndicaux, selon lequel E.R.D.F. ne procéderait aux travaux que si les tours procèdent elles-mêmes avant à des aménagements internes. La préservation des réseaux, qui sont la propriété de la Ville, est donc prioritaire.

Les tableaux généraux de basse tension sont inondables également dans la plupart des tours du Front de Seine dans lesquelles ils se situent. Qui en est finalement propriétaire ? E.R.D.F., la Ville de Paris ou les 11 tours qui sont concernées elles-mêmes ?

Les postes de transformation E.R.D.F. des 11 tours de copropriétaires se trouvent dans les locaux de la SemPariSeine et sont la propriété de la Ville de Paris. Là encore, que faites-vous ?

Le rapport de la Chambre Régionale des Comptes soulève les difficultés à établir un inventaire des installations d’E.R.D.F. appartenant à la Ville. Il faut au plus vite - je le dis depuis des années - établir une clarification de la patrimonialité et des responsabilités.

Depuis des années, les élus de la majorité du 15e, en concertation avec les associations de résidents et les syndicats de copropriété, mènent les investigations nécessaires pour sortir de la paralysie. Chaque fois, la Ville de Paris est absente des réunions.

La SemPariSeine fuit ses responsabilités d’aménageur. Pourtant, l’ex-SEMEA 15 est totalement responsable. Comme le prévoit l’article 20 du Cahier des charges de la réalisation des bâtiments sur le Front de Seine, les prestations prises en charge par l’ex-SEMEA 15 pour l’électricité basse tension s’étendent, y compris jusqu’au pied de colonnes que la SEMEA 15 a laissé en zone inondable.

Le 12 octobre prochain, le maire du 15e arrondissement va réunir l'ensemble des acteurs sur ce dossier : associations, conseils syndicaux, ERDF, SemPariSeine, Préfecture de police, Préfecture de Paris, et nous l'espérons la Ville de Paris. Il serait bon que la chaise de la Ville de Paris ne soit pas laissée vide et que la D.V.D. assiste à cette réunion.

La SemPariSeine devrait être représentée, mais elle ne peut pas continuer à tenir le discours répété depuis des années, selon lequel elle ne saurait être tenue responsable de cet état de fait, ni engagée financièrement dans les mises aux normes de ces installations électriques.

L'inertie et la fuite devant leurs responsabilités par la Ville et la S.E.M. ne seront pas acceptées plus longtemps. Les risques encourus en cas de crue de la Seine sont trop graves. Les habitants le savent et vous attendent sur ce dossier.

Vous pouvez compter sur moi pour vous rappeler ces obligations chaque fois que l'occasion se présentera, tant que la protection des tours du Front de Seine et tant que la sécurité de leurs résidents ne seront pas garanties.

Je vous remercie."

Conseil de Paris des 27 et 28 septembre 2010
Rapport de la Chambre Régionale des Comptes
Délégation du service public de la distribution électrique dans Paris

lundi 27 septembre 2010

Le Journal est sorti!

Je vous laisse découvrir l'édition Paris du Journal de l'opposition au Conseil régional.

Réalisé par les membres du Groupe Majorité présidentielle derrière leur présidente Valérie Pécresse, ce document expose les nombreuses problématiques sur lesquelles Jean-Paul Huchon agit et dégrade la vie quotidienne des Parisiens.

Pour ma part, je suis intervenue sur les trop nombreuses pannes d'ascenseurs dans les immeubles de notre capitale et l'insuffisance des mesures prises par le Maire de Paris et le Président du Conseil régional.

J'ai également pris la parole sur le Pass contraception de M. Huchon qui est un vrai gadget! Non seulement, les lycéens concernés par ce dispositif ne seront qu'une poignée, mais la mesure manque sa cible et les garçons sont exclus des destinataires.

Bonne lecture!

http://www.pariparis.fr/fileadmin/Fichiers/Le_Journal-Groupe_UMP-_Conseil_regional.pdf

jeudi 2 septembre 2010

Edouard BALLADUR : 2012 ne sera pas 2007

En ce jour de rentrée scolaire, je souhaite partager avec vous l'excellente tribune d'Edouard BALLADUR, Ancien Premier ministre, publiée dans les colonnes du Figaro à la fin de l'été (le 26 août 2010), sur la situation politique actuelle.
Vous trouverez dans ces lignes la solution aux maux de notre société. Une pensée claire, une vision, une volonté de rassembler les Français.
Vous comprendrez mieux la fierté qui est la mienne d'avoir servi pendant plusieurs années ce grand homme d'Etat.


2012 ne sera pas 2007
par Edouard BALLADUR, Ancien Premier Ministre

Le monde change plus vite encore que prévu. La mondialisation a rendu générales les conséquences de la crise financière. La France, comme l’Europe, a peiné : la croissance insuffisante, le dynamisme essoufflé, le chômage croissant, les déficits publics aggravés, la société déchirée par la tension des esprits. Durant trois années, de nombreuses réformes ont été accomplies, les engagements pris tenus. D’autres sont indispensables, la France n’est pas encore tirée d’affaire.

La situation en 2012 sera bien différente de ce qu’elle était en 2007 : le pouvoir sortant était déclinant, l’actuel est encore plein d’ambition ; l’espoir de retrouver une activité plus forte grâce à de profondes réformes était alors raisonnable. Il faut aujourd’hui surmonter les effets d’une crise mondiale qui a tout aggravé ; il s’agissait de clore une période en présentant un projet nouveau. Il s’agira de justifier un bilan mais aussi d’imaginer un programme pour les années suivantes.

Ce ne sera possible que grâce à l’adhésion des Français, en mettant fin à des ambiguïtés qui pourraient donner à penser qu’on additionne des contraires : le rôle économique de l’État doit-il être magnifié, ou bien faut-il s’inquiéter de l’explosion des déficits publics et y porter remède en mettant en œuvre la rigueur budgétaire ? Le modèle social français, le plus avancé au monde nous dit-on, nous a-t-il aidés à ne pas sombrer trop profondément dans la crise, ou bien en retarde-t-il la sortie ? Faut-il le modifier ou le maintenir intangible ? Faut-il libérer les énergies pour retrouver le dynamisme, ou considérer comme définitif l e fait que la France consacre 35% de la richesse produite chaque année au financement de l’État-providence ? Peut-on espérer sortir du chômage structurel autrement que par l’allocation de fonds publics colossaux et, comme on l’a dit, payer pour ne pas réformer est-il un luxe que la France peut encore se permettre ? Comment concilier le renforcement de l’identité et de la cohésion avec la nation avec l’éloge de la diversité et les égards envers les particularismes de tous ordres ? Y a-t-il de nouveaux abandons de souveraineté que les États européens doivent consentir à leur Union afin que celle-ci soit enfin reconnue comme un acteur majeur dans les affaires du monde ?

On doit choisir tout en rejetant les conformismes de pensée, de droite comme de gauche. La préparation du grand débat de 2012 suppose que, dans les mois qui viennent, un certain nombre d’initiatives soient prises et de directions marquées.

Sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, l’actuel gouvernement a fait œuvre utile et entrepris des réformes importantes dans de nombreux domaines. On doit lui en savoir gré. Commence une période nouvelle, où il faut à la fois veiller à la mise en œuvre de ce qui a été décidé, améliorer le bilan qui sera présenté aux Français en 2012 et définir les réformes à accomplir durant le prochain quinquennat.

Pour cela un gouvernement profondément renouvelé est nécessaire, qui ait le temps de faire ses preuves dans les dix-huit mois qui viennent, un gouvernement resserré et comportant de fortes personnalités dont on ne doit redouter ni l’influence ni le prestige, bien au contraire. Il est souhaitable de maintenir l’ouverture, indispensable au plus large rassemblement possible, dès lors qu’il a fait appel à des personnalités dont la compétence et l’autorité sont reconnues, et qu’elle ne conduit pas, par souci de compromis, à un mixage de politiques contradictoires.
Quant aux actions indispensables, dont beaucoup ont déjà été engagées, pour sortir la France de la difficulté, l’effort doit être encore accentué.

Avant tout, il faut retrouver la croissance économique, dont le taux de progression, le plus élevé d’Europe en 1975, n’a cessé depuis de baisser, en raison des déficits publics, des prélèvements trop lourds, de la perte de compétitivité, de l’affaiblissement de l’industrie. La diminution des déficits et de l’endettement est engagée, elle doit être poursuivie. Peut-on y parvenir par la réduction des dépenses ou par l’augmentation des impôts, volontiers présentée comme « inéluctable » ? Le plus dangereux pour la croissance, c’est la hausse des impôts ; souvent ceux qui la préconisent redoutent que la diminution des dépenses publiques ne rende obligatoire la réforme du système économique et social français, qu’ils souhaiteraient sacraliser. C’est la réduction des dépenses qui est prioritaire, même si la réduction des niches fiscales est nécessaire et s’il serait vraiment souhaitable de remettre en cause certains abaissements de TVA, par exemple dans la restauration ; rappelons que les comptes publics comportent des dizaines de milliards d’euros de subventions et d’allocations de tous ordres, à l’utilité souvent contestable, tels les 20 milliards alloués aux entreprises en contrepartie de l’obligation, que l’on croyait abolie, de ramener la durée du travail à 35 heures, sans parler de la suppression de la publicitéà la télévision publique, compensée par des subventions budgétaires.

La réforme de l’État-providence est une urgente nécessité. Le poids des transferts sociaux est l’un des plus lourds au monde. Aujourd’hui, la plupart des nouvelles mesures présentées comme un progrès social sont financées par des dettes publiques supplémentaires ; du coup, la compétitivité des entreprises est atteinte, la croissance régresse, l’emploi faiblit. Il faut rejeter résolument le recours à certaines habitudes du passé, où les campagnes présidentielles ont été des modèles de démagogie à effet électoral immédiat heureux pour leurs auteurs, à effet désastreux à moyen terme pour le pays. Nous supportons lourdement les conséquences de l’abaissement de l’âge de la retraite et de la durée du travail. Adoptons un principe : aucune mesure sociale nouvelle, y compris en matière de dépendance des personnes âgées, ne devrait entraîner de prélèvement public supplémentaire, comme ce fut le cas pour le RSA, mais plutôt être financée par des économies sur d’autres catégories de dépenses sociales.

Nous ne sortirons pas de l’impasse dans laquelle nous ont enfermés des décennies de facilité sans le relèvement du temps de travail, la rationalisation des aides sociales dont certaines n’ont plus guère de justification. Imitons le courage des Allemands, dont on constate aujourd’hui les heureux effets. C’est un effort énorme à accomplir, toute la mentalité diffuse dans la société française à changer. Si le même changement de mentalité permet de prendre les mesures nécessaires pour favoriser la création d’entreprise, l’investissement, l’innovation, la formation, la recherche afin que le dynamisme de chacun puisse s’exprimer librement, alors l’augmentation de la production et de l’emploi sera au bout du chemin.

Depuis des années, le respect des droits de la personne et des libertés fait l’objet de constantes polémiques. Il n’est que temps d’y mettre un terme, de faire en sorte que notre système judiciaire bénéficie à la fois d’une durable stabilité et de la plus large adhésion, qui permette d’assurer la liberté et la sécurité de tous dans des conditions plus satisfaisantes. Mais il y a tout aussi urgent : le respect des personnes doit cesser d’être menacé par les techniques modernes de diffusion instantanée d’informations souvent fausses, et jamais démenties par leurs auteurs. C’est un risque à l’échelle du monde entier. Il y aurait là matière à une concertation nationale puis internationale qui, menée de bonne foi, permettrait de mieux protéger la dignité de chacun.

La société française vit actuellement une crise d’identité. Elle se sent menacée par le déclin économique, le chômage, l’insécurité, l’affaiblissement de l’adhésion à la nation et à ses valeurs de toujours. Du coup, l’immigration excessive est mise en cause, qu’elle provienne de pays d’Europe ayant adhéré à l’Union lors d’élargissements hâtifs et mal organisés, qui font bénéficier leurs habitants de la liberté de circulation, ou qu’elle provienne de pays africains et musulmans aux mœurs et aux croyances différentes de celles traditionnelles et le plus communément pratiquées en France comme en Europe. Ce sont des faits, on peut les rappeler sans être suspecté de jeter le discrédit sur quiconque ou de porter atteinte aux droits de l’homme.

Aucun remède à cette dangereuse situation n’est simple, ni évident, ni unanimement accepté. Il est nécessaire et difficile d’accueillir à la fois un certain niveau d’immigration et de préserver la personnalité traditionnelle de la nation, de conjuguer l’organisation d’une certaine forme de discrimination positive pour mieux favoriser l’intégration et l’application de la tolérance zéro à ceux qui enfreignent la loi commune. Le droit et le devoir d’intégration des hommes issus de l’immigration doit prendre le pas sur l’apologie de la diversité. On est effaré que certaines institutions publiques puissent préconiser qu’afin d’éviter tout soupçon de discrimination, les livres d’histoire cessent de mentionner que les Français ont longtemps été et sont encore en majorité de confession catholique. Voudrait-on alimenter des réactions xénophobes qu’on ne ferait pas mieux.

Cela étant, il faut garder un esprit de mesure, et éviter les exagérations portant atteinte aux traditions de liberté et d’universalisme qui font le prestige de la France dans le monde : il est utile de contrôler mieux, voire de limiter si nécessaire l’immigration ; il est légitime de déchoir de la nationalité française comme c’est déjà prévu par la loi ceux qui l’ont récemment acquise et qui commettent des crimes particulièrement odieux, à la condition qu’une éventuelle extension du champ d’application soit limitée à des cas strictement définis, exceptionnels et pleinement justifiés ; il est souhaitable de réexaminer certains cas d’acquisition automatique de la nationalité et de les remplacer, quand cela est possible, par une manifestation personnelle de volonté.

Mais, c’est un autre sujet, je suis tout à fait hostile à la responsabilité pénale des parents à raison des délits commis par leurs enfants mineurs, elle serait contraire à toute la tradition libérale française qui proscrit la responsabilité du fait d’autrui ; je n’aperçois pas non plus sur la base de quels fondements juridiques et de quels critères incontestables on pourrait sanctionner des maires auxquels il serait fait reproche de ne pas assumer leurs obligations en matière de sécurité. Pour le coup, gardons la mesure.

En Europe occidentale, les opinions publiques se crispent, l’inquiétude sur la pérennité des traditions nationales se répand. Il faut répondre à cette inquiétude en s’attachant à garantir à la fois la liberté individuelle, l’ordre public, la sauvegarde de la nation.

Trop souvent, l’Union européenne donne l’image de l’infirmité, peinant à dégager une volonté commune pour peser davantage sur les affaires du monde. Le pouvoir est disséminé entre des institutions rivales, émietté entre des États membres trop nombreux et pas tous décidés à progresser ensemble alors qu’ils doivent prendre des décisions essentielles à l’unanimité. L’imagination et le dynamisme de l’actuel président français masquent un peu la réalité, il a réussi ces dernières années à rassembler les Vingt-Sept dans des circonstances difficiles, permettant ainsi à l’Europe de s’affirmer davantage.

Mais il faut songer à des solutions durables : l’Union européenne doit-elle devenir un centre de décision véritable, pour faire jeu égal avec les trois ou quatre autres existant dans le monde, ou doit-elle demeurer un espace de concertation à décision lente et confuse, habilité simplement à décider pour un grand marché économique ? Dès lors, la France, à laquelle l’Union apporte un surcroît d’influence, doit-elle, ne comptant plus que sur ses seules forces, se résigner à voir cette influence s’affaiblir ? Pour commencer, il serait temps de différer tout nouvel élargissement, aussi bien de l’Union que de la zone euro ; d’étendre la règle de la majorité, comme c’est déjà le cas en matière monétaire, à des domaines nouveaux, en tout cas entre les États décidés à aller de l’avant ensemble.

L’Europe à vingt-sept ne peut fonctionner de façon homogène et efficace si l’on ne revoit pas également les règles de pondération affectant les votes de chaque État, là aussi, c’est le principe de réalité qui doit l’emporter. Mais qui ne voit la gravité des décisions à prendre, qui seront considérées comme une brèche nouvelle dans le principe de la souveraineté nationale ? Choix difficile, qui, d’ores et déjà, doit être réfléchi, débattu.

La nécessité de la coordination financière et économique qui se pose à l’échelle du monde, de la création d’un système monétaire international stable et équitable, dont il va être discuté en 2011 à l’initiative du président français, pose des questions voisines. Si l’on veut éviter des crises à répétition, on doit se mettre d’accord pour adopter des règles communes, et accepter qu’une autorité mondiale veille à leur respect et sanctionne les excès. Nous sommes loin du compte.
Beaucoup de réformes ont été faites depuis 2007, avec grand mérite. Celles qui restent à faire sont au moins aussi importantes.
Est-il possible de susciter l’adhésion des Français en période électorale ? Je le crois. Échaudés par tant de déceptions, par le remaniement de tant de promesses, les Français n’ont pas oublié combien certaines campagnes électorales du passé ont été marquées par une démagogie sans frein, ils ont soif de sincérité. On peut les rassembler sur la vérité. Il faut leur proposer une ambition qui les exalte, les appeler à un esprit de conquête afin que notre pays surmonte les travers qui risquent de l’enfoncer dans l’enlisement, les inciter à voir la réalité du monde telle qu’elle est, à aimer suffisamment leur pays pour se sentir responsables de son destin. Il est souhaitable d’en prendre le risque.

dimanche 11 juillet 2010

Mon premier carnet de bord est sorti!


Je suis heureuse de vous annoncer la "naissance" de mon Carnet de bord, qui a vocation a mieux vous informer sur les dossiers d'actualité et mon action d'élue locale.
Le premier numéro consacre son dossier central au sujet du Grand Paris.

En attendant le téléchargement en ligne (je n'ai pas encore trouvé la fonction sur ce blog grrrr :-)), je vous propose de m'adresser un email (gpoiraultgauvin@gmail.com), et je me ferai un plaisir de vous l'adresser.

vendredi 9 juillet 2010

Berges : Pourquoi je n’ai pas voté contre le projet du Maire de Paris


Mardi dernier, je n’ai pas souhaité participer au vote sur le projet d’aménagement des berges de la Seine de M. Delanoë avec deux de mes collègues au Conseil de Paris.

A l'intérieur de notre groupe (UMPPA), "la liberté d'expression et de vote est garantie à chacun" (art 1 de nos statuts).
Les élus ne sont pas des clones. Je revendique le droit d'avoir des convictions.

Aménager les berges de la Seine est une nécessité; cette mesure va dans le sens de l'histoire vers une urbanisation qui recherche aussi une plus grande qualité de vie. Il n'était pas question pour moi de voter contre ce principe.

Evidemment, le projet du maire de Paris n’est pas satisfaisant, car il ne règle pas les questions de fond, notamment en matière de report de circulation. (Je vous invite à consulter la note postée mardi sur ce blog. http://generationproximite.blogspot.com/2010/07/berges-de-la-seine-oui-mais-bertrand.html). C’est la raison pour laquelle, je ne l’ai pas approuvé.

Par ailleurs, contrairement à ce qui est rapporté dans la presse, nous n'avons pas été "convoqués" par Jean-François Lamour.
Nous sommes ses collègues, pas ses collaborateurs.
Nous lui avons proposé de le rencontrer dès lundi dernier pour échanger directement avec lui, dans un dialogue franc et constructif.

Ce n’est vraiment pas une affaire d’Etat… et cela ne va empêcher personne de dormir. Gardons tous notre sang-froid !

mardi 6 juillet 2010

Changeons d'époque !

Avec mes collègues, David ALPHAND et Pierre-Yves BOURNAZEL, nous avons déposé deux voeux au Conseil de Paris destinés à changer les comportements des élus dans un souci d'équité, de justice et de transparence.

Changer d'époque et lutter contre les avantages injustifiés sont une nécessité pour retrouver la confiance des Français à qui il est demandé de faire beaucoup d'efforts par ces temps de crise.

Une premier voeu invite le Conseil de Paris à apporter son plein soutien à la réforme des retraites initiée par le Gouvernement de Nicolas Sarkozy et François Fillon en participant à une refonte du système de retraite des conseillers parisiens élus avant 1992 qui bénéficient actuellement d'une défiscalisation de leurs pensions. Grâce à notre initiative, le gouvernement a décidé de constituer un groupe de travail réunissant les représentants de Bercy, du ministère de l'Intérieur et les élus pour mettre à plat ce statut dérogatoire et pour proposer des changements.

Un second voeu est destiné à demander au Maire de Paris de diminuer de 10% les dépenses de fonctionnement de son cabinet et de ceux de ses adjoints dans les meilleurs délais.
Nous n'avons pas été entendus! Pas facile de changer d'ère surtout quand les plus durs à convaincre sont ceux de notre propre groupe!