jeudi 4 décembre 2014

Le processus de paix est engagé à l'UMP-Paris !

Chiche!

Bonne chance à la nouvelle UMP!

Ça y est ! A défaut d’avoir une ligne politique et des contours clairs, l’UMP a un nouveau visage, celui de son nouveau Président, Nicolas Sarkozy.


Élu avec près de 65% des voix dès le premier tour, il bénéficie d’une légitimité incontestable, même si nous avons eu très peur avec le choix du vote électronique.

Ce n’est pas un plébiscite, mais le résultat est honorable. Il a les coudées franches pour faire valoir son autorité, en s'appuyant sur une équipe.

Bruno Le Maire a fait un très beau score, au terme d’une campagne courageuse. Il s’est imposé dans le dispositif et peut garder sa liberté de parole et de ton. Personne ne pourra le lui reprocher grâce à ses 30%. Je dirais même que nous comptons sur lui pour ne pas oublier l’énergie de sa campagne.
Nicolas Sarkozy a du pain sur la planche !

Premier chantier : les réconciliations
« Le niveau de haine entre nous est stupéfiant, grotesque et consternant. Il faut crever l’abcès, on a tout à gagner. » Le ton est donné. Le plus dur reste à faire. Chacun devra faire mettre de l’eau dans son vin.

Deuxième chantier : la ligne politique
Devant la diversité des positions sur à peu près tous les sujets –notamment les sujets de société-, le nouveau Président de l’UMP va devoir fixer les moyens d’arrêter une ligne claire grâce à la consultation des élus et des adhérents. Les modalités de la concertation s’annoncent compliquées. Les statuts devront être limpides. Déjà certains ténors revendiquent une « liberté de parole ».

Troisième chantier : les finances
Avec une dette de 77 millions d’euros, l’UMP va devoir trouver les moyens financiers de préparer les prochaines campagnes locales de 2015 et la présidentielle de 2017. Campagnes d’adhésions, sollicitation des élus… Les marges de manœuvres sont courtes. Bonne chance au nouveau trésorier, le Député Daniel Fasquelle. Petit conseil : appliquer la parité aux législatives de 2017 pour ne pas perdre bêtement 40 millions d’euros en 10 ans !

Quatrième chantier : la primaire ouverte de 2016
Nommer Thierry Solère à la tête du comité en charge de l’organisation des primaires est un choix habile, mais les questions à trancher restent nombreuses. Qui ? Comment ? Avec quels moyens ? Une bonne organisation de la primaire reste la clef de la victoire de la droite en 2017. Nicolas Sarkozy n’a pas droit à l’erreur.

Cinquième chantier : les relations avec les autres mouvements politiques de la droite et du centre
Alors que certains ténors de l’UMP souhaitent la participation du Modem à la désignation du candidat de la droite à la présidentielle, d’autres plaident pour une primaire ouverte aux seuls mouvements de la droite républicaine. Quelles seront les relations de la nouvelle UMP avec le centre-modem, les radicaux, les souverainistes, les chrétiens-démocrates ?

Dernier chantier : faire barrage au FN
La question du positionnement idéologique vis-à-vis du Front national est un sujet majeur. Beaucoup craignent la présence de Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. C’est bien une réflexion globale qu’il faut engager dès aujourd’hui pour retrouver la confiance des électeurs de droite qui souhaitent manifester leur mécontentement par le vote extrême.

Voilà donc de lourds travaux qui attendent le nouvel Hercule de l’UMP.
Petit bémol à ses premiers pas de chef de parti : pas de parité en vue dans l’organigramme. Mais laissons à Nicolas Sarkozy le bénéfice du doute et espérons que, dans les prochains jours, dans ce domaine, il nous en mette plein la vue !

mercredi 26 novembre 2014

Lancement du Blog du collectif "Femmes 21"

Si vous voulez suivre le combat du féminisme moderne, je vous invite à consulter le nouveau blog que je viens d'ouvrir pour parler des combats des femmes au 21ème siècle.

Vous pourrez y découvrir une première tribune que j'ai signée hier sur le site du Huffington Post intitulée "Parité à l'UMP : rendez les 40 millions!".

 Femmes 21

Vous êtes tous et toutes les bienvenus pour soutenir la cause des femmes.

lundi 24 novembre 2014

Vive le débat. On ne lâche rien!

Pour ceux qui voudraient suivre les débats auxquels j'ai participé...

Jeudi 20 novembre 2014 sur I-Télé animé par Audrey Pulvar
Invités : Géraldine Poirault-Gauvin, Conseillère d'Ile-de-France apparentée UMP, Juliette Méadel, Porte-parole du PS, Claude Posternak, Fondateur du Site l'Important.fr, Christophe Bourgois-Constantini, Chef d'entreprise et écrivain. Thèmes : Obama / Présidence de l'UMP / Sarkozy-Juppé, Fillon-Jouyet...




Vendredi 21 novembre sur Europe 1. Débat animé par Jean-Marc Morandini 

Dans le "Grand Direct de l'Actu" avec Géraldine Poirault-Gauvin et Hugo Baillet sur la réforme des rythmes scolaires. Faut-il la supprimer comme le souhaite Nicolas Sarkozy?

#LGDM #LGDM



mercredi 5 novembre 2014

Voter contre Triangle, c'est voter contre Paris!

Retrouvez la tribune que je viens de signer sur le dossier de la Tour Triangle et qui a été publiée sur le site du Huffington Post.





La tour Triangle enterrée... un comble pour un immeuble censé chatouiller le ciel ! Pourtant, dans quelques jours, le projet Triangle à Paris 15ème risque d'être malheureusement enterré par le Conseil de Paris. Comment est-on arrivé à une telle catastrophe pour l'investissement dans notre Ville-monde? Les rétrogrades vont-ils gagner face aux visionnaires ? Dans l’éternelle bataille des anciens contre les modernes, ce sont bien les Parisiens qui vont en faire les frais!

La tour Triangle était pourtant un chantier fondamental du dernier mandat de Bertrand Delanoë, un geste architectural moteur de la modernisation du Parc des Expositions, Porte de Versailles. Pour les Parisiens fâchés avec les immeubles de grande hauteur depuis la Tour Montparnasse et le Front de Seine, elle faisait figure de pari audacieux dans cette ville si souvent considérée comme muséifiée. Pour le 15ème arrondissement, composé de villages divers, Triangle pouvait clairement devenir un emblème prestigieux.

Ce gratte-ciel, imaginé par les célèbres architectes Herzog et De Meuron, avait suscité de nombreux débats à ses prémices. Mais le principe de sa création avait été bel et bien acté par plusieurs votes et avait fini par rassembler au-delà des bancs de la gauche : le centre et la droite s'étaient laissés convaincre tout en maintenant un peu la pression pour satisfaire les associations de riverains - d’électeurs - immédiats.

Aujourd’hui, les arguments avancés par ses détracteurs ne tiennent pas la route. Contrairement à ce qu’ils affirment, Triangle n’est pas une tour de bureaux isolée, mais un élément d’un projet plus vaste qui s’inscrit dans un quartier qui aspire à un nouveau dynamisme. En effet, la Porte de Versailles avec son Parc des expositions est un des poumons économiques de notre capitale qui doit reprendre son souffle. Un peu vieilli, ce secteur est de plus en plus boudé par les organisateurs de salons internationaux et autres grandes manifestations qui préfèrent les infrastructures de Villepinte plus adaptées aux besoins des exposants. La rénovation du Parc des Expositions en cours et Triangle devaient lui redonner un vernis et une modernisation indispensables !

Mais Triangle comprend aussi un équipement destiné à la petite enfance pour les familles du 15ème arrondissement, ainsi qu’une vitrine commerciale ouverte à une très large clientèle. La tour sera implantée dans un jardin public créé pour l’accueillir.

A tous ceux qui décrient une tour anti-écologique, opposons que, bien desservie par les transports en commun, au cœur de la Ville historique de notre métropole, elle permettra de limiter les déplacements motorisés.

A tous ceux qui ne croient pas aux milliers d’emplois créés grâce à Triangle dans Paris intra-muros, faut-il rappeler que la situation de l’emploi dans notre pays ne nous offre pas le luxe de rester les bras croisés ? Acceptent-ils que ces emplois soient créés ailleurs ou plus du tout ? Les immeubles de bureaux haussmanniens ne correspondent pas aux besoins actuels des entreprises innovantes qui font leur nid dans des espaces adaptés aux modes de travail du 21ème siècle. Triangle répond à ce défi d’un urbanisme entrepreneurial moderne et innovant.

Et puis Triangle doit être un symbole, un pied-de-nez à la crise que connaît notre pays, comme à  New York, la Liberty Tower a été un pied-de-nez au terrorisme. Oui, à New York on continue à édifier des gratte-ciel contrairement à ce qu’affirment les opposants à Triangle !

Pendant six ans, les élus parisiens de la droite et du centre ont laissé le projet avancer, rappelant leurs exigences et leurs doléances, mais en laissant faire. Combien de millions d’euros ont été dépensés par les promoteurs Unibail-Rodamco et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris pour les études d’impact, les travaux des architectes, les propositions de modifications du réseau de transports ? Combien de services et de collaborateurs de la Mairie de Paris, payés par les contribuables parisiens, ont été mobilisés pour monter ce dossier toutes ces années? Une telle énergie déployée devrait être définitivement perdue parce qu’une cinquantaine d’élus ont le sentiment de jouer leur rôle d’opposants à la gauche en votant contre Triangle ? Qui sont ces élus, sans conviction, qui reviennent sur leur vote ? Personne ne peut en vouloir aux élus écologistes qui ont toujours été contre ce projet. Mais l’UMP et l’UDI ne doivent pas flancher par calculs politiciens !

Demain, quel investisseur croira en la parole donnée par les élus de notre capitale ? Paris va devenir un repoussoir et les projets ambitieux continueront à s’implanter dans la banlieue limitrophe. Le Maire du 15ème ne supportait pas il y a encore quelques années que son arrondissement soit considéré comme la banlieue d’Issy-les-Moulineaux ! Avec ce nouveau retournement de veste, plus personne ne va vouloir faire le pari du 15ème arrondissement.

Etre élu à Paris oblige à être un peu avant-gardiste! L’exigence d’audace et de courage n’est pas optionnelle, elle est fondamentale. La droite parisienne ne gagnera jamais la capitale si elle regarde toujours dans le rétroviseur ! Où sont passés les beaux discours sur le Grand Paris initié par Nicolas Sarkozy, sur le besoin d’imaginer la Ville dans 30 ans pour prendre les bonnes décisions, sur la nécessité de soutenir des gestes architecturaux ?

Dans les années 1980, les élus du 15ème arrondissement de Paris avaient ordonné une levée de boucliers contre la construction de l’Institut du monde Arabe sur un terrain vague dit de la Fédération à deux pas de la Tour Eiffel… La belle affaire ! Aujourd’hui, les riverains ont sous les yeux, à cet endroit, une « magnifique » grande surface de bricolage surplombée par des logements sociaux. Et c’est le bienheureux 5ème arrondissement qui profite de la beauté de l’ouvrage de Jean Nouvel. Voilà ce qui arrive quand on a peur de tout.

La droite parisienne, comme le centre, doivent montrer leur capacité à sortir du sectarisme qui aveugle et qui fait prendre les mauvaises décisions. Nathalie Kosciusko-Morizet, si elle aime Paris, doit entendre la voix de ceux qui, dans son groupe, rappellent l’accord donné par la droite en 2009. Car les électeurs n’aiment pas les élus girouettes, sans colonne vertébrale, qui reviennent sans cesse sur la parole donnée. Redorons l’image du Politique avec un grand « P », celui qui tient la barre malgré la tempête, à l’image du blason de Paris « Fluctuat nec mergitur ».

Voter contre Triangle, ce n’est pas voter contre Anne Hidalgo et la gauche au pouvoir ;
Voter contre Triangle, c'est voter contre Paris !

mardi 28 octobre 2014

Transparence de la vie politique : débat sur Europe 1

Dans le contexte de discrédit des acteurs de la vie politique, Jean-Marc Morandini m'a conviée à un débat face à Alexis Bachelay, Député PS des Hauts-de-Seine, sur la situation particulière des députés : seraient-ils trop payés, trop nombreux, trop protégés?

Vous retrouverez l'intégralité de cet échange ci-dessous.


Pour résumer ma réflexion sur ce thème, voici quelques remarques et propositions.

Oui, nos concitoyens ne supportent plus l'imposture de celles et ceux qui sont censé(e)s les représenter, mais qui ne sont pas ce qu'elles/ils prétendent être : train de vie, comportements personnels, convictions réelles des politiques... les Français ont soif de transparence.

Au lendemain de crises ou d'affaires, des lois sont promulguées dans l'urgence et permettent des progrès significatifs. Par exemple, les travaux de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Politique (HATVP), mise en place au lendemain de l'affaire Cahuzac, permettent de mettre en lumière les comportements non éthiques de certains parlementaires et élus (fraude au fisc par exemple).

Cela est loin d'être suffisant. Les électeurs ne connaissent pas ou ne cherchent pas à connaître les candidats qui se présentent à leurs suffrages. Dans bien des territoires, seule l'étiquette politique compte.

Dans ces conditions, ce sont bien les pratiques des partis politiques qu'il faut changer et contraindre pour que cesse la cooptation de petits copains peu scrupuleux, au détriment de candidats soucieux de probité. Ce sont les partis politiques qui, en refusant de changer, entretiennent ce climat délétaire.
Il faudra faire beaucoup plus que changer leur nom et leur siège!

Quelques unes de mes propositions :

1- Faire du "clientélisme" un délit pénal, sanctionné également par une longue période inéligibilité;

2- Instaurer de fortes pénalités financières aux partis politiques qui investissent des candidats déjà condamnés par la justice ( à définir : le degré de gravité de la condamnation);

3- Imposer aux candidats à une élection la production d'un quitus fiscal lors du dépôt de leur candidature en préfecture certifiant qu'ils ont bien réglé leurs impôts;

4- Supprimer l'intégralité des financements publics des partis politiques qui n'appliquent pas la parité;



mardi 7 octobre 2014

Débat sans langue de bois sur I>Télé

Retrouvez le débat animé par Audrey PULVAR auquel j'ai eu le plaisir de participer le 2 octobre 2014 dans On ne va pas se Mentir. #ONVPSM


Nous avons évoqué les premières propositions de Nicolas Sarkozy, le Grand O de Pierre Moscovici devant le Parlement européen, la situation économique de la France...


Avec Marie-Pierre de la GONTRIE, Vice-Présidente du Conseil régional d'Ile-de-France (PS)
Sophie de MENTHON, Présidente d'Ethic
Claude POSTERNAK, Président de la Matrice

mardi 30 septembre 2014

Faut-il réduire le nombre de fonctionnaires?

Retrouvez le débat auquel j'ai participé lundi 29 septembre 2014 sur Europe 1, dans le Grand Direct de l'Actu, animé par Jean-Marc Morandini sur la fonction publique en France



Débat face à Laura SLIMANI, Présidente des Jeunes Socialistes

jeudi 18 septembre 2014

Valls 3 : tous les ingrédients de l'échec y sont!

Retrouvez le débat auquel j'ai participé hier sur Europe 1, dans le Grand Direct de l'Actu, animé par Jean-Marc Morandini sur la déclaration de politique générale de Manuel Valls.


Débat avec Hugo Baillet, consultant en communication, cadre du Parti socialiste (17-09-2014)

Obstination dans l'erreur : rythmes scolaires, recrutement de 60000 fonctionnaires dans l'Education nationale, retraite à 60 ans...
Tripatouillage dans le calendrier électoral...
Inconstance des positions sur l'apprentissage, les 35 heures...

Bref, retrouvez ce débat, rythmé par les appels des auditeurs, qui ne laisse pas de place à la langue de bois!

samedi 30 août 2014

Ces imposteurs qui nous gouvernent

L'Université d'été du Parti socialiste à La Rochelle clôture une semaine politique où la gauche a montré son incohérence et son inconstance.


Avec un remaniement ministériel dans la précipitation, le choix du très libéral Ministre de l'Economie Emmanuel Macron et l'abandon de l'engagement 22 du programme présidentiel (l'encadrement des loyers), les Français ne comprennent plus rien à la ligne politique choisie par l'exécutif. Les militants et sympathisants du Parti socialiste, eux, ont carrément la gueule de bois.

Après les Frondeurs, les révélations de Cécile Duflot, les déclarations dissidentes du couple Hamon-Montebourg, c'est Mme Taubira qui joue les fausses rebelles en s'affichant ouvertement avec les contestataires de la gauche.

Comment François Hollande et Manuel Valls peuvent-ils en effet justifier ces zigzags incessants qui ne permettent pas aux acteurs économiques d'envisager ne serait-ce que le moyen terme ?

Le débat ouvert sur les 35 heures par Emmanuel Macron dans les colonnes de l'hebdomadaire le Point est révélateur du malaise à gauche. Le couple de l'exécutif prend enfin conscience de la nécessité de réformer le code du travail et de donner plus de souplesse au marché de l'emploi en déverrouillant le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Ce seuil pourrait être dorénavant décidé par le dialogue social et la concertation branche par branche. La droite et plus particulièrement l'UMP le proposent depuis plusieurs années.

C'est ensuite l'encadrement des loyers, tête de gondole du programme présidentiel de François Hollande, qui vient d'être rayé d'un trait. Combien d'heures de débats au Parlement où les députés de droite mettaient en garde contre les risques de cette mesure seront désormais reléguées aux archives ?

Evidemment, il faudra effacer de l'histoire toutes les anciennes déclarations de François Hollande et de Manuel Valls qui promettent depuis deux ans de maintenir les 35 heures en s'auto-proclamant les ennemis de la finance. N'a-t-on pas vu cette semaine le Premier ministre supprimer de son compte Twitter tous ces anciens messages qui mettent en valeur les contradictions de cet animal politique prêt à tous les opportunismes?

Aujourd’hui le Premier Ministre annonce qu'il légiférera par ordonnances pour contourner le mécontentement des Frondeurs. L'UMP avait proposé cette solution, source efficacité pour le travail parlementaire.

Oui le réalisme économique se trouve bien à droite, et le gouvernement Valls 2 devra porter longtemps le poids de toutes ces erreurs qui ont fait prendre du retard à notre pays! C'est la raison pour laquelle l'UMP en cette veille de rentrée ne doit pas décevoir.

La crise de confiance dans la parole publique se trouve donc aggravée par les épisodes de cette semaine, et la gauche en porte la lourde responsabilité.

Bonne chance, Mesdames et Messieurs les Imposteurs. Mais en 2017 -ou peut-être plus tôt-, il faudra régler la cuenta!

lundi 25 août 2014

Pourquoi Valls doit constituer un gouvernement d'unité nationale


C'est la rentrée et rien ne va plus! Les députés frondeurs ont fait des émules au sein du gouvernement et les ministres Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, devenus les "ennemis" de l'intérieur, vont sans doute regretter amèrement leurs prises de position dissidentes de la ligne gouvernementale à la fête de la Rose. Manuel Valls a remis la démission de son gouvernement au Président de la République qui l'a bien confirmé dans ses fonctions de Premier Ministre et chargé de constituer un nouveau gouvernement.

Jamais François Hollande n'aura le courage de dissoudre l'Assemblée nationale

Dans ce contexte de crise politique, la meilleure des solutions serait de provoquer des élections législatives anticipées pour redonner confiance au peuple français. Mais le Président de la République sait bien ce qui l'attend : une percée du Front national et l'élection d'une majorité de droite. D'ailleurs, l'UMP est-elle en capacité de proposer un projet aux Français? Marine Le Pen serait alors la grande gagnante d'un scrutin anticipé, ce qui n'est pas bon pour la France. De toute façon, jamais François Hollande ne prendra une décision aussi tranchée, lui, l'homme du compromis. Alors ne rêvons pas, il n'est pas un homme d'Etat, et préfère rester dans le calcul politique.

L'erreur d'un gouvernement de casting

Après l'acte d'autorité -il faut le reconnaître- du couple de l'exécutif que constitue la démission du gouvernement, l'erreur à ne pas commettre serait de composer la nouvelle équipe gouvernementale comme on réalise un casting. La distribution des bons et des mauvais points à laquelle se livre le Premier Ministre depuis ce matin auprès de ses ministres dissipés fait sans doute partie d'un plan de communication pour montrer son autorité. Mais Manuel Valls fait fausse route. La France a besoin d'un gouvernement sérieux, avec des ministres à la tâche, bons connaisseurs de leur porte-feuille ministériel, et désireux de jouer la carte du collectif, celle de la France! Pas d'une équipe de flatteurs et de courtisans! C'est de l'avenir des Français dont il est question. Tous les indicateurs économiques sont dans le rouge!

L'ensemble du pays doit être derrière son gouvernement

L'heure est trop grave pour faire de la politique politicienne. L'intérêt général commande l'union de tous les talents, sur l'ensemble de l'échiquier politique, pour prendre les bonnes décisions. Tous les politiques sont obnubilés par l'élection présidentielle de 2017, et la jouent perso! Les Français sont prêts à essayer un gouvernement d'union nationale. Ils n'ont plus confiance dans leur personnel politique. Il faut un électrochoc pour redonner espoir aux Français et leur montrer que la Politique avec un grand P, c'est d'abord être au service de ses concitoyens.

Une équipe renouvelée, avec des talents choisis non pour leur étiquette politique mais pour leurs compétences, me paraît être la meilleure solution, celle du courage et surtout du bon sens.
La France a besoin d'action, pas d'élections!

vendredi 4 juillet 2014

On se retrousse les manches et on y va!

Depuis le scrutin des élections européennes, rien ne va plus ! Le FN à 25%, François Hollande plus que jamais impuissant à résoudre les problèmes des Français, de nouvelles grèves tous les jours, le porte-monnaie de nos concitoyens au plus mal, l'UMP en déconfiture... Bref, les perspectives ne sont pas très réjouissantes pour notre pays!

J'ai 38 ans, et je ne peux pas rester les bras croisés à attendre que nous touchions le fond!


Il y a quelques jours, j'ai repris mon adhésion à l'UMP, mettant ainsi fin à ma mise en retrait volontaire de l'UMP de décembre dernier.

Vous trouverez ci-dessous la lettre ouverte que je viens d'adresser à Luc Chatel, Secrétaire général de l'UMP.

Lettre ouverte à Luc Chatel

Monsieur le Secrétaire Général,

Après une mise en retrait volontaire de notre parti pendant une durée de 7 mois, je tiens à vous informer que je viens de reprendre ma cotisation à l’UMP (et ce, avant le 30 juin dernier).

En effet, dans les épreuves que traverse notre famille politique, je tiens à lui apporter mon soutien et participer activement à sa rénovation, notamment pour les rendez-vous démocratiques qui l’attendent dans les mois et les années qui viennent. 

Je suis désolée de voir les rivalités entre les principaux responsables de notre mouvement qui donnent une image déplorable du monde politique. Je suis choquée par le traitement réservé à Nicolas Sarkozy, ancien Président de la République, qui a tant œuvré pour notre pays. Plusieurs grandes voix se sont récemment exprimées pour demander à la nouvelle génération de participer à la reconstruction de l’UMP. J’ai entendu cet appel et considère que les circonstances particulièrement graves justifient un apaisement des tensions personnelles dans l’intérêt général des adhérents.

En effet, la progression du Front national et le climat délétère des affaires, largement entretenu par une gauche impuissante à résoudre les problèmes des Français, mettent gravement en danger la démocratie. Toutes les bonnes volontés doivent s’unir pour changer les pratiques politiques et retrouver la confiance de nos concitoyens.

Si je me suis portée candidate aux élections municipales de mars dernier dans le 15ème arrondissement de Paris, sans le soutien de ma famille politique, avec une équipe formidable de personnalités courageuses et intègres, c’était d’une part, pour défendre des convictions fortes et d’autre part, pour refuser une mise à l’écart injustifiée des listes de l’UMP due au veto personnel du Député-Maire du 15ème arrondissement avec qui j’ai pu avoir des désaccords qui ne concernent pas l’UMP.

J’ai mené une campagne digne, sur un programme et des valeurs d’éthique qui sont plus que jamais d’actualité. Je prétends avoir, avec mes colistiers, empêché le Front national d’atteindre le score de 10% des suffrages qui lui aurait permis de se maintenir au second tour. J’en veux pour preuve son score deux mois plus tard aux élections européennes dans le 15ème arrondissement de Paris (10,6%).

L’heure est trop grave pour continuer à entretenir des conflits personnels.

Aujourd’hui, je souhaite pouvoir continuer à travailler dans des conditions normales au sein mon groupe au Conseil régional d’Ile-de-France présidé par Valérie Pécresse, pour participer à la reconquête de ce territoire lors des élections régionales de 2015. Je tiens à préciser que je n’ai cessé de cotiser au groupe Mouvement populaire du Conseil régional d’Ile-de-France tout au long de cette période de mise en retrait.

Il y a exactement 2 ans, j’ai été nommé Secrétaire nationale de l’UMP en charge de la modernisation des pratiques politiques et j’ai fait mon entrée au bureau politique. Je souhaite également participer de nouveau à cette instance.

Enfin, je me permets de vous informer que la décision de ma suspension provisoire de l’UMP, prise par le bureau politique lors de sa séance du 11 décembre 2013, n’est pas conforme aux statuts de notre parti politique car elle a été prise hors délai, en infraction avec les dispositions de 
l’article 4-5 du règlement intérieur*. Cette décision était d’ailleurs intervenue après ma mise en retrait volontaire. 

Je considère par conséquent que cette suspension provisoire, sans fondement statutaire, n’a jamais existé et qu’elle est nulle et non avenue. Elle ne peut, dans ces conditions, m’être opposée de quelque manière que ce soit.

J’ai beaucoup réfléchi aux mesures prioritaires qu’il est nécessaire de prendre pour réformer la droite française et me tiens à votre disposition, comme à celle de l’ensemble de l’équipe dirigeante de l’UMP, pour apporter ma contribution à cet ambitieux projet.

Heureuse d’être à nouveau à vos côtés dans le travail d’apaisement qui est le vôtre jusqu’au prochain Congrès, je vous prie d’agréer, Monsieur le Secrétaire général, l’expression de mes salutations les plus amicales.

Géraldine Poirault-Gauvin
Conseillère régionale d'Ile-de-France

*Extrait du règlement intérieur de l’UMP :
«Article 4

- 5. Dans les trois mois qui précèdent et dans le mois qui suit toute élection nationale ou locale pour laquelle l’Union présente un candidat ou une liste de candidats, le Bureau Politique peut prononcer la suspension ou l’exclusion de tout adhérent qui aurait enfreint les décisions prises par l’Union en matière de candidature ou d’investiture. »

vendredi 13 juin 2014

Agur Cher Jean-François!



Pensées très attristées. La disparition de Jean-François Probst, qui fut le Président de mon comité de soutien lors des dernières municipales, est un choc. Cet amoureux de Paris et du Pays Basque était un esprit libre. Son regard sur la politique française et ceux qui nous gouvernent était juste et sans concession. Il va me manquer. 
Pour lui, cette phrase d'Edmond Rostand :
"Il y a malgré vous quelque chose
Que j’emporte, et ce soir, quand j’entrerai chez Dieu,
Mon salut balaiera largement le seuil bleu,
Quelque chose que sans un pli, sans une tache,
J’emporte malgré vous,
C'est...
Mon panache." Cyrano de Bergerac 
#Agur Cher Jean-François

samedi 3 mai 2014

Le dimanche 25 mai prochain, votez Lamassoure / Dati!

23 jours d'un scrutin capital pour la France, la campagne des élections européennes ne passionne malheureusement pas les foules. Certains partis politiques se contentent de développer la nécessité d'une "sanction" qui devrait être apportée au pouvoir en place, à l'inénarrable "Moi Président" qui, au fil des mois, montre le visage de l'incompétence à la tête de l'Etat.

Là n'est pourtant pas l'enjeu des élections européennes.

Pour ma génération qui n'a pas connu la guerre, l'Europe ne doit pas servir de bouc-émissaire à l'inefficacité des politiques nationales. 

Quatre enjeux majeurs sont aujourd'hui posés par ce scrutin du 25 mai.

À l'heure des tensions entre l'Ukraine et la Russie, l'Europe doit parler d'une seule voix sur la scène diplomatique et élaborer une stratégie commune de protection de ses peuples. Scrutin européen après scrutin européen, cette Europe de la Défense, que beaucoup appellent pourtant de leurs vœux, ne progresse que faiblement. Il faut retourner à l'esprit et la volonté des pères fondateurs qui projetaient l'idée d'une Europe de la paix. Par ailleurs, face à la montée des terrorismes, les Nations qui la composent ont une responsabilité majeure : celle de trouver une ligne commune de diplomatie et de défense afin de poursuivre cet idéal.

Le deuxième thème qui inquiète nos concitoyens est celui de la maîtrise des flux migratoires. Le Front national entretient les peurs en brandissant l'idée d'une Europe passoire. C'est pourtant la politique d'immigration de la France qui est seule responsable. La circulaire Valls a permis une régularisation massive des sans-papiers. Les reconduites à la frontière ont diminué d'un quart depuis l'arrivée de François Hollande au pouvoir. L'Europe peut être un acteur majeur de la maîtrise migratoire en redéfinissant ses priorités et en développant une coopération renforcée des États les plus actifs sur cette question.

Il est important que l'Europe devienne un bloc économique face à la Chine et aux États-Unis. C'est un objectif qui doit guider l'Europe des 27. Une harmonisation des politiques de l'emploi et de soutien à la compétitivité de nos entreprises doit être au cœur de l'action des députés français au Parlement européen. Par ailleurs, notre pays s'est engagé depuis deux ans dans une impasse en augmentant les prélèvements obligatoires de 50 milliards et en ne diminuant pas la dépense publique de manière efficace. Le pacte de responsabilité proposé par le gouvernement cette semaine n'est pas à la hauteur des enjeux. La France est devenue l'un des mauvais élèves de l'Europe avec un déficit public record. L'Europe, en maintenant des règles rigoureuses de saine gestion, permet à la France de ne pas sombrer à cause des décisions dramatiques du gouvernement socialiste.

Enfin, la politique énergétique et environnementale de l'Europe demeure une préoccupation majeure pour tous ceux qui ont à cœur la protection de la planète. L'Allemagne a fait le choix solitaire de la sortie du nucléaire, en augmentant sa production de charbon, ce qui a eu pour conséquence immédiate un pic d'émission de dioxyde de carbone. La transition énergétique ne peut être mise en œuvre au seul niveau des États. C'est une politique globale de promotion d'un mix énergétique que les partisans d'une Europe qui protège doivent réussir à mettre en œuvre.

À ce stade, la seule liste qui a pris en considération ces enjeux majeurs est celle conduite par Alain Lamassoure et Rachida Dati en Ile-de-France. Elle compte dans ses rangs des personnalités expérimentées comme Constance Le Grip députée sortante, mais aussi une nouvelle génération représentée par Geoffroy Didier.

J'apporte à ces candidats de l'UMP mon soutien, mon amitié et ma considération.

Géraldine POIRAULT-GAUVIN
Conseillère régionale d'Ile-de-France
Groupe Mouvement populaire